Nicolas Mahé, co-fondateur de Buldi, la start-up qui simplifie la construction individuelle

Nicolas Mahé, co-fondateur de Buldi, la start-up qui simplifie la construction individuelle

Pour ce nouveau portrait d’entrepreneur, je suis allée à la rencontre de l’équipe de Buldi. Je vous présente donc Nicolas Mahé, CEO et co-fondateur de cette start-up bretonne.

Configurer sa maison en ligne ? Et pourquoi pas !

L’équipe de Buldi se compose de 3 personnes : Nicolas et Matthieu, les deux co-fondateurs et Elise, directrice marketing, communication et digital. Ils m’ont raconté la genèse de leur projet.

L’idée est venue d’un besoin que nous avons identifié dans les projets de construction. Lorsque l’on souhaite faire construire une maison, on a besoin de rencontrer LE bon acteur. La sélection, déjà, peut être compliquée car il existe des centaines d’acteurs (constructeur, maitre d’œuvre ou architecte) dans chaque département. Ensuite, il faut multiplier les premiers rendez-vous, en réexpliquant à chaque fois son projet, avant de trouver le bon professionnel de la construction pour nous accompagner, celui qui correspond à notre projet. Le processus est donc chronophage, tant pour le particulier que pour le professionnel.

Le deuxième constat est celui de la digitalisation : aurait-on pensé pouvoir configurer sa voiture en ligne il y a une dizaine d’année ? A priori non et pourtant aujourd’hui 70% des français configurent leur voiture en ligne avant de l’acheter. On s’est dit “pourquoi ne ferait-on pas la même chose pour sa maison ?” L’idée de Buldi est née.

Une solution efficace pour son projet de construction

J’ai donc testé Buldi et voici comment cela fonctionne en 3 étapes :

  1. Tout d’abord il faut créer et on configurer sa maison en ligne « installé confortablement sur son canapé» comme me l’a précisé Nicolas. Le configurateur guide l’utilisateur pas à pas : il lui permet de se poser les bonnes questions et lui apporte des aides et conseils tout au long du processus. 
  2. Ensuite, grâce à un système de matching, le projet est envoyé aux professionnels du réseau Buldi qui correspondent le mieux au projet. 
  3. Enfin, les professionnels qui reçoivent le projet ont la possibilité d’y répondre et d’adresser une proposition au particulier. Sous 15 jours, le particulier reçoit donc jusqu’à 3  propositions personnalisées, depuis son canapé !

N’hésitez pas à tester ici gratuitement le simulateur.

Nicolas complète :

Grâce à Buldi les particuliers n’ont à exprimer leur besoin qu’une seule fois. Et notre algorithme identifie pour eux les professionnels les plus à même de répondre à leur projet et de leur correspondre. Et l’intérêt est double car le professionnel, lui aussi, ne reçoit que des projets qui lui correspondent.

Buldi utilise Sinao pour facturer leurs abonnements mensuels
Pour les professionnels, Buldi propose un abonnement mensuel. Au lancement de leur activité, il leur fallait un logiciel simple qui intègre cette dimension. Grâce au module de factures récurrentes de Sinao, toutes la gestion de ces abonnements se fait automatiquement.

Un projet qui a commencé en équipe…

Hébergée au sein du Village by CA Morbihan depuis un an, la start-up se développe vite.

Il était évident que nous ne pouvions pas développer la solution sans l’aide de professionnels de la construction. Nous avons donc créé et mis au point le service Buldi avec l’aide d’une quinzaine de professionnels partenaires dans le Morbihan. Aujourd’hui, cela fait 1 an et demi que nous développons la solution et elle est toujours en évolution.

Nicolas, comme le reste de l’équipe a un parcours antérieur dans un grand groupe privé.

On réfléchissait depuis longtemps à différents projets d’entreprenariat, ça nous a toujours un peu animé. Mais ça n’a pas forcément été un choix facile : on avait des situations professionnelles stables, confortables et avec des potentiels d’évolution. Il y avait également la vie de famille à prendre en compte…C’était donc un gros challenge personnel.

…et qui se développe en équipe !

Notre grande force c’est notre complémentarité, aussi bien dans nos compétences que dans nos sensibilités. Cela nous permet de voir et d’appréhender les choses différemment. Car dans une structure comme la nôtre, les décisions que l’on prend au quotidien sont quasiment toutes décisives à court, moyen ou long terme. Donc on a le droit d’essayer des choses et de faire des erreurs, mais il faut savoir le reconnaître pour rectifier le tir très vite. 

Le plus intéressant dans une aventure comme celle-là, c’est de développer tout le temps de nouvelles compétences. Car être entrepreneur, c’est aussi se plonger dans des sujets que l’on maitrisait plus ou moins initialement (comme la comptabilité par exemple !). C’est gratifiant de créer un projet, des emplois, ça donne envie de se lever tous les matins !

Enfin, voici les précieux conseils de l’équipe de Buldi pour tous les entrepreneurs qui nous lisent :

Faites beaucoup de veille et consommez beaucoup de contenu (articles, MOOC, conférences…). Puis soyez ouvert aux avis externes et aux critiques constructives. Tous les conseils sont bons à prendre. 

Merci à Nicolas et toute l’équipe de Buldi d’avoir répondu à mes questions ! N’hésitez pas suivre leur développement (sur les réseaux sociaux : Instagram, Facebook, Linkedin et Twitter) et à penser à eux si vous avez un projet de construction : www.buldi.fr

Portrait d’entrepreneur : Brice co-fondateur de La Petite Vidéo

Portrait d’entrepreneur : Brice co-fondateur de La Petite Vidéo

Pour ce portrait d’entrepreneur, je suis allée à la rencontre de Brice, un passionné de vidéo qui a décidé d’en faire son activité professionnelle il y a deux ans. Avec son associé, Brice a fondé « La Petite Vidéo » qui réalise diverses productions (clips musicaux, privées ou corporates, événementielles etc …)

Un voyage à l’origine du projet

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le projet entrepreneurial a émergé à la suite d’un voyage.

J’ai un parcours plutôt autodidacte car je n’ai pas fait d’étude d’audiovisuel mais une école de commerce. Avec mon associé, nous avons eu l’occasion de faire un tour du monde et on s’est dit que ce serait intéressant de filmer notre périple. Nous sommes donc partis 4 mois avec un peu de matériel et nous avons filmé toutes nos destinations comme un carnet de voyage.

À leur retour, ils ont rapidement été contacté par des gens qui voulaient travailler avec eux.

Nous avons donc décidé de monter notre entreprise à ce moment là. C’était il y a deux ans maintenant.

De l’idée au concret d’une entreprise

On a eu la chance de passer par un incubateur ce qui a quand même bien facilité les choses. Surtout concernant les démarches administratives. D’ailleurs, c’était notre principale difficulté. La gestion, ce n’était pas ce que nous souhaitions faire au quotidien, nous voulions nous concentrer sur la vidéo. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons un logiciel de comptabilité (Sinao), pour pouvoir suivre notre trésorerie, savoir où l’on en est au quotidien et ne pas être pris uniquement pas la gestion.

Brice nous parlé des évolutions importantes de leur activité et notamment par l’arrivée de contrats de plus en plus importants.

Il y a quelques mois nous avons fait une vidéo pour une des marques de Décathlon. C’était vraiment une étape importante pour nous car on est passé dans une nouvelle dimension.

Concernant l’aspect personnel, nous avons demandé à Brice ce que son activité lui apportait.

D’abord, pouvoir faire ce que j’aime comme je l’entend. Puis, cela m’apporte aussi une certaine liberté en terme d’horaires et de journées de travail. Il va se passer des semaines ou des mois où nous allons travailler tous les jours 7j/7 et d’autres périodes où nous allons être plus tranquille et pouvoir prendre des vacances.

J’ai demandé à Brice comment il avait fait ce choix de vie.

Personnellement, j’ai toujours eu envie d’être entrepreneur, jamais d’être salarié. D’ailleurs, mis à part les jobs d’été, je n’ai jamais été salarié. J’aime être vraiment libre de faire de la façon dont j’ai envie de faire les choses.

Faut-il suivre une formation pour être entrepreneur ?

Brice m’a expliqué qu’il avait suivi une formation sur l’entrepreneuriat dans son école de commerce. Naturellement, j’ai souhaité en savoir un peu plus …

C’était à la fois utile et en même temps pas vraiment. Disons que ce que j’ai appris ne m’a pas été très utile mais les personnes que j’ai rencontré m’ont permis de construire un solide réseau. J’ai bien aimé l’expérience en soi mais en terme d’apprentissage je n’ai pas eu l’impression de faire énormément de choses. C’est vraiment intéressant pour se faire un réseau !

Un dernier conseil pour les entrepreneurs qui lisent le blog ?

Justement : continuer de se former, que ce soit sur internet, en présentiel ou à travers des vidéos, pour toujours être au niveau. Je conseille d’apprendre des nouvelles choses pour se démarquer. C’est vraiment important de continuer à se former tout le long.

Merci à Brice pour son témoignage, j’espère qu’il vous inspirera ! Pour plus d’informations sur son activité, visitez le site de La Petite Vidéo.

Portrait d’entrepreneur : Alban Charrière, co-fondateur de Pharmanity

Portrait d’entrepreneur : Alban Charrière, co-fondateur de Pharmanity

Alban Charrière est le co-fondateur de Pharmanity. Créée en 2014, Pharmanity est une plateforme web qui met à la disposition des internautes des informations autour des pharmacies référencées sur le site. 

La genèse du projet de Pharmanity

Si l’entreprise a été fondée avec Samuel Motin qui est pharmacien, ce n’est pas le cas d’Alban qui a un parcours dans la santé orienté marketing. 

“J’ai fait mes études à GEM (Grenoble École de Management) puis j’ai travaillé 5 ans sur des problématiques de e-santé, orienté marketing et communication digitale. Avec Samuel, on s’est connu via Linkedin. Il est à l’origine du projet car il a travaillé dans plusieurs pharmacies notamment à Paris où il y a quasiment 1000 pharmacies intramuros. Ce n’est donc pas évident pour un patient de savoir où aller pour chercher un produit bien spécifique et pour avoir des conseils et des services qui peuvent changer dans les moments de la vie. Donc l’idée de départ c’était de coder un super site qui permettait de connaître les informations des pharmacies.” 

Faire évoluer l’offre en fonction des besoins des utilisateurs

Le duo travaille ensemble depuis l’été 2013, le site a été mis en ligne en 2014 et la société a été créée en 2015. 

“En échangeant et en se rencontrant le projet a évolué pour aller vers une solution qui permettrait de rendre accessible la disponibilité et les prix des produits en temps réel dans les pharmacies de proximité. “ 

Ainsi, ils ont intégré les besoins des consommateurs mais aussi des pharmaciens. 

“Le pharmacien n’a pas forcément envie de communiquer ses prix. On a donc un outil qui permet d’informer sur la dispo mais pas obligatoirement sur le prix. Les patients veulent gagner du temps et de l’argent. Donc nous avons créé un moteur de recherche qui référence tout ce que le client cherche : les horaires, les gardes, mais également les produits.”

L’autorisation de la vente en ligne en 2013 des médicaments a eu un impact sur leur modèle. 

“De nombreux acteurs se sont lancés dans de la vente en ligne (places de marché, sites de vente en ligne, etc…). On s’est dit qu’on allait prendre tout ça à contre pied et qu’on allait faire un site qui permet de valoriser la vente physique. C’est un moyen digital pour amener des patients dans les pharmacies. L’idée c’est d’amener le patient depuis internet dans une pharmacie physique, là où le pharmacien délivre des produits et conseille le patient” 

Des difficultés mais tout autant de réussites

Nous avons demandé à Alban s’il avait rencontré des difficultés lors de son parcours… 

“On en rencontre plein, tout le temps, mais lorsqu’elles sont passées elles deviennent des sources de satisfaction. Quand on démarre, on part de rien et il faut convaincre tout un tas de gens, en permanence. Il faut donc être bien convaincu soit même.” 

… mais aussi des accomplissements et sources de satisfaction. 

“Il y en a eu beaucoup aussi. Avoir un premier site en ligne, des pharmacies qui s’inscrivent alors qu’on n’a pas encore d’utilisateurs, réussir à convaincre, les premières ventes, puis grossir, avoir des clients qui nous font confiance, avoir de plus en plus de gens qui utilisent le service… À date : avoir une boite rentable et près d’un demi million d’utilisateurs par mois. Ce qui fait plaisir c’est de se rendre compte qu’il y a beaucoup d’utilisateurs qui parlent du service entre eux sans qu’on fasse de communication.” 

Ça c’est pour les accomplissements de l’entreprise, mais qu’en est-il du personnel ? Alban nous a expliqué ce qui l’avait amené là où il était aujourd’hui. 

“Une satisfaction à titre personnel c’est d’être parti de rien et être ce que l’on est désormais. Après de nombreux sacrifices et des moments difficiles, nous avons la satisfaction d’être parti d’un power-point et d’avoir développé des solutions qui servent aux personnes dans leur vie de tous les jours. Il y a encore beaucoup à faire, on a encore plein d‘idées, des potentiels de croissance, l’envie de développer de nouveaux services et fonctionnalités.” 

Ne jamais garder une idée pour soit

Enfin, il nous donne de précieux conseils pour réussir dans l’entrepreneuriat. 

“ Ne jamais garder une idée pour soi. C’est la première erreur, se dire que “je n’en parle pas sinon on va me piquer l’idée”. Avoir une idée c’est bien mais prendre le risque de se lancer c’est autre chose. Quand on se lance, c’est qu’au delà de l’idée on a une légitimité pour y aller (réseau, compétences, connaissances etc …) En parler, c’est s’entourer des bonnes personnes.” 

Puis il conclu :

“Il faut être très terre à terre et plein de bon sens, ne pas être trop dans le futur et ne pas y rester, se baser sur des choses tangibles, dans l’opérationnel. Justement, en parler, se confronter au marché, aux clients, aux investisseurs etc … C’est cela qui va enrichir le produit.” 

Vous pouvez découvrir tous les services qu’ils proposent sur le site de Pharmanity. Merci à Alban pour cet entretien enrichissant ! 

Portrait d’entrepreneur : Fabien Rossiaud fondateur de la société 1’Pulser

Portrait d’entrepreneur : Fabien Rossiaud fondateur de la société 1’Pulser

Fabien Rossiaud est le fondateur de la société 1’Pulser créée il y a pratiquement 15 ans. Dans ce portrait il raconte comment il a eu l’idée de son entreprise, ce qu’il aime aujourd’hui dans son travail et donne de précieux conseils à tous·tes les entrepreneur·es qui souhaiteraient se lancer.

Commercialiser avec plaisir

La société 1’Pulser est spécialisée en relation client, développement d’activité, en développement commercial. L’équipe se compose de 3 personnes + un réseau de consultants indépendants en fonction des projets. Leur public : des entrepreneur·es, entreprises mais aussi des plateformes d’accompagnement (institutionnelles, CCI, Chambres des Métiers etc …) 

“On permet à nos clients de structurer leur démarche de commercialisation, d’être plus efficaces et de commercialiser avec plaisir.” 

Nous avons demandé à Fabien comment lui était venu l’idée de son entreprise et nous avons fait un retour à l’époque où les mails n’existaient pas encore … 

“À l’époque, je voulais déjà entreprendre et créer une agence web mais le marché n’était pas du tout là. Je me suis fait embaucher par un imprimeur qui souhaitait créer un service internet. À l’époque, un véhicule passait faire la tournée des clients (on récupérait des disquettes) pour les livrer l’après-midi. Avec internet, et notamment les mails, on supprimait ces déplacements. 4 mois après, tout était en place et on m’a proposé un poste de commercial.
J’ai fait cela pendant 3 ans, ça se passait bien, mes résultats étaient bons. Au bout d’un certain temps, j’ai demandé à mon patron une formation commerciale, car oui je n’étais pas commercial moi ! J’ai fait cette formation mais j’ai trouvé ça étrange … En effet, j’avais la sensation que si j’appliquais ce que je venais d’apprendre, j’allais à l’envers de tout ce que je faisais jusqu’à aujourd’hui. Pourtant j’avais de bons résultats. J’ai donc fait une autre formation. Même topo…” 

À partir de là, Fabien se demande donc comment on forme les gens à faire de la commercialisation. Une question qui l’a pris de passion. 

“J’ai récupéré tous les modules de formation que je pouvais : EM Lyon, HEC, etc … et j’ai compris alors ce qui clochait. On apprend aux gens à vendre, mais pour moi vendre ça n’existe pas, la vente c’est une conséquence d’une relation. À partir du moment où on a l’intention de vendre quelque chose à quelqu’un, pour moi, il y a un truc de bizarre et qui ne fonctionne plus.” 

Fabien a donc commencé à développer ses propres modules de formation. 

“La société 1’Pulser est basée sur une vision de la commercialisation qui n’est pas celle de “je vais vous vendre quelque chose” mais qui est celle de “donner de la visibilité à une offre de service ou de produit puis s’intéresser à comment les gens achètent”. Tout part de là.”

Avec cette vision et ces constats, ils ont développé beaucoup de prestations différentes : conseils,  formations, actions commerciales ou encore animation d’événements. 

Difficultés et bénéfices de l’entrepreneuriat

Nous avons ensuite demandé à Fabien qu’elles avaient été ses principales difficultés. 

“Pour moi, c’était les 3 premières années. Ça a pris beaucoup plus de temps que ce que j’imaginais. Je me suis rendu compte qu’il y avait un facteur 3 de temps et forcément c’est frustant. Après ça dépend des dirigeants, mais pour moi c’est ce qu’il s’est passé.” 

Une création d’entreprise qui apporte plein de bonnes choses aussi … 

“Évidemment cela m’apporte un épanouissement personnel démultiplié. Cette démultiplication est certainement dû au niveau de responsabilité. On ne peut pas dire que c’est de la faute des autres ou du marché.” 

Enfin, nous avons proposé à Fabien de donner ses conseils aux futurs entrepreneur·es et actuel·les dirigeant·es. 

“Mon premier conseil : être le plus près possible de ce qu’on a envie de faire et être vraiment pointu dans ce que l’on va proposer.
Mon second : toujours garder un espace de prise de recul dans le développement de son activité. Ça passe par des échanges avec d’autres dirigeants, de l’accompagnement plus spécifique, etc …
Mon troisième : Arrêtez de vendre ! Posez vous plutôt la question : comment les prospects peuvent me demander, m’acheter mon offre ?” 

Il conclu : 

“Le fait de faire cela accélère le processus de développement à la fois de l’individu et à la fois de l’activité.” 

N’hésitez pas à vous renseigner sur l’activité de Fabien sur son site 1’Pulser. Merci à lui pour cet échange inspirant. 

Portrait d’entrepreneur : Manuel co-fondateur de Planet Coworking

Portrait d’entrepreneur : Manuel co-fondateur de Planet Coworking

Manuel est le co-fondateur de Planet Coworking une société créée il y a 2 ans avec son associé Paul. 

Leur concept : proposer des espaces de coworking à Paris dans des lieux qui existent déjà et qui ont une autre activité en soirée (bar, restaurant, salles d’événementiel…). Cette idée leur permet d’exploiter ces lieux atypiques du lundi au vendredi de 9h à 18h et d’être plus avantageux que leurs concurrents sur leur politique tarifaire. 

En parallèle de cette activité, Manuel et Paul accompagnent des sociétés sur leurs événements professionnels (séminaire, journée d’étude, workshop …). Ils privatisent des espaces, organisent la partie team building, les repas etc … 

Un démarrage rapide et un modèle économique à affiner

Manuel et son associé travaillaient sur un projet à l’étranger depuis plus d’un an lorsqu’ils ont eu leur idée. 

“On travaillait justement dans des espaces de coworking et un soir en discutant on a eu l’idée d’un positionnement un peu différent. Entre le moment où on a eu cette idée et l’ouverture du premier espace il s’est passé seulement 2 mois. C’était très rapide.” 

Le marché du coworking est en plein essor donc très concurrentiel. Il est difficile de trouver un modèle économique rentable nous explique Manuel.

“Comme on utilise des lieux qui existent déjà, on n’a pas de travaux à faire, pas d’aménagement, donc pas d’amortissement. Nous sommes beaucoup plus agiles sur nos engagements financiers.”  

Pourtant ce business model ne s’est pas trouvé tout seul. Comme dans toutes les aventures entrepreneuriale il a fallu réajuster. 

“On avait fait un prévisionnel à côté de la plaque, il a fallu se recentrer et prendre un peu de recul pour voir ce qui nous faisait gagner réelement de l’argent. En l’occurrence on pensait faire beaucoup plus de chiffre avec la partie coworking. En revanche on avait sous-estimé la partie privatisation événementielle. On a donc rééquilibré pour que cela fonctionne.” 

Planet coworking : les meilleures raisons d’y organiser vos réunions d’entreprise privées
L’équipe de Planet Coworking accompagne de nombreuses entreprises dans leurs événements professionnels

L’indépendance …

Dans le concret, Manuel est un “touche à tout”. 

“Au début, on s’occupait de tout, de la communication, du développement commercial, de la compta etc … Maintenant, on a des partenaires pour gérer certaines choses. Paul s’occupe de la partie coworking et moi je me concentre sur le développement commercial qui passe principalement par notre activité de privatisation événementielle.” 

Manuel se défini comme quelqu’un de proactif et débrouillard. 

“Je ne reste pas longtemps bloqué sur une problématique, j’essaye de trouver des solutions, c’est une de mes forces.” 

Ce qui lui plait dans l’entrepreneuriat, c’est d’être complètement indépendant et autonome. 

“C’est intéressant d’avoir une vision 360° de son business. On peut vraiment faire ce qu’on veut. Ce n’est pas comme lorsqu’on est salarié où il y a des process en place et il faut les respecter. Là, nous créons les process. On peut aussi se tromper. Il faut sans cesse se remettre en question pour être sûr qu’on prend les bonnes décisions.” 

… et les concessions

Forcément cette indépendance à d’autres conséquences. Manuel nous parle des côtés plus complexes de l’entrepreneuriat.  

“Ça n’a pas été tous les jours facile : au début par exemple on a fait le choix de ne pas se payer pour garder de la trésorerie. On ne compte pas nos heures, on travaille la majorité du temps de 7h30 à 21h, les samedi et dimanche parfois.” 

Avec ce choix de vie, il n’est pas forcément évident de concilier travail et vie familiale. 

“Il faut se fixer des priorités et le faire en connaissance de causes. Quand on se lance dans un business on ne peut pas espérer faire des horaires de bureau. Si on n’est pas prêt à faire ces concessions, au moins au démarrage, je pense qu’il ne faut pas se lancer. Aujourd’hui tout le monde dit qu’il en a marre du salariat mais il faut être capable de mettre sa vie privée de côté pour être indépendant. Il faut se fixer ses priorités et se dire qu’on se met à 300%.“

Manuel suggère aux futurs entrepreneurs de ne pas se lancer sur un coup de tête mais en même temps … 

“C’est paradoxal parce que faut faire attention à ça et en même temps si on a une idée qu’on pense bonne, il faut y aller. D’ailleurs ce n’est pas anodin qu’on ait travaillé pendant un an sur un projet qui ne s’est finalement pas fait et que notre projet actuel ne s’est lancé qu’en deux mois. Peut être qu’on sentait qu’il y avait un truc qui n’allait pas…” 

Merci infiniment à Manuel d’avoir répond à nos questions. Vous pouvez découvrir plus en détail Planet Coworking sur leur site.

Pin It on Pinterest