Manuel est le co-fondateur de Planet Coworking une société créée il y a 2 ans avec son associé Paul. 

Leur concept : proposer des espaces de coworking à Paris dans des lieux qui existent déjà et qui ont une autre activité en soirée (bar, restaurant, salles d’événementiel…). Cette idée leur permet d’exploiter ces lieux atypiques du lundi au vendredi de 9h à 18h et d’être plus avantageux que leurs concurrents sur leur politique tarifaire. 

En parallèle de cette activité, Manuel et Paul accompagnent des sociétés sur leurs événements professionnels (séminaire, journée d’étude, workshop …). Ils privatisent des espaces, organisent la partie team building, les repas etc … 

Un démarrage rapide et un modèle économique à affiner

Manuel et son associé travaillaient sur un projet à l’étranger depuis plus d’un an lorsqu’ils ont eu leur idée. 

“On travaillait justement dans des espaces de coworking et un soir en discutant on a eu l’idée d’un positionnement un peu différent. Entre le moment où on a eu cette idée et l’ouverture du premier espace il s’est passé seulement 2 mois. C’était très rapide.” 

Le marché du coworking est en plein essor donc très concurrentiel. Il est difficile de trouver un modèle économique rentable nous explique Manuel.

“Comme on utilise des lieux qui existent déjà, on n’a pas de travaux à faire, pas d’aménagement, donc pas d’amortissement. Nous sommes beaucoup plus agiles sur nos engagements financiers.”  

Pourtant ce business model ne s’est pas trouvé tout seul. Comme dans toutes les aventures entrepreneuriale il a fallu réajuster. 

“On avait fait un prévisionnel à côté de la plaque, il a fallu se recentrer et prendre un peu de recul pour voir ce qui nous faisait gagner réelement de l’argent. En l’occurrence on pensait faire beaucoup plus de chiffre avec la partie coworking. En revanche on avait sous-estimé la partie privatisation événementielle. On a donc rééquilibré pour que cela fonctionne.” 

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L’indépendance …

Dans le concret, Manuel est un “touche à tout”. 

“Au début, on s’occupait de tout, de la communication, du développement commercial, de la compta etc … Maintenant, on a des partenaires pour gérer certaines choses. Paul s’occupe de la partie coworking et moi je me concentre sur le développement commercial qui passe principalement par notre activité de privatisation événementielle.” 

Manuel se défini comme quelqu’un de proactif et débrouillard. 

“Je ne reste pas longtemps bloqué sur une problématique, j’essaye de trouver des solutions, c’est une de mes forces.” 

Ce qui lui plait dans l’entrepreneuriat, c’est d’être complètement indépendant et autonome. 

“C’est intéressant d’avoir une vision 360° de son business. On peut vraiment faire ce qu’on veut. Ce n’est pas comme lorsqu’on est salarié où il y a des process en place et il faut les respecter. Là, nous créons les process. On peut aussi se tromper. Il faut sans cesse se remettre en question pour être sûr qu’on prend les bonnes décisions.” 

… et les concessions

Forcément cette indépendance à d’autres conséquences. Manuel nous parle des côtés plus complexes de l’entrepreneuriat.  

“Ça n’a pas été tous les jours facile : au début par exemple on a fait le choix de ne pas se payer pour garder de la trésorerie. On ne compte pas nos heures, on travaille la majorité du temps de 7h30 à 21h, les samedi et dimanche parfois.” 

Avec ce choix de vie, il n’est pas forcément évident de concilier travail et vie familiale. 

“Il faut se fixer des priorités et le faire en connaissance de causes. Quand on se lance dans un business on ne peut pas espérer faire des horaires de bureau. Si on n’est pas prêt à faire ces concessions, au moins au démarrage, je pense qu’il ne faut pas se lancer. Aujourd’hui tout le monde dit qu’il en a marre du salariat mais il faut être capable de mettre sa vie privée de côté pour être indépendant. Il faut se fixer ses priorités et se dire qu’on se met à 300%.“

Manuel suggère aux futurs entrepreneurs de ne pas se lancer sur un coup de tête mais en même temps … 

“C’est paradoxal parce que faut faire attention à ça et en même temps si on a une idée qu’on pense bonne, il faut y aller. D’ailleurs ce n’est pas anodin qu’on ait travaillé pendant un an sur un projet qui ne s’est finalement pas fait et que notre projet actuel ne s’est lancé qu’en deux mois. Peut être qu’on sentait qu’il y avait un truc qui n’allait pas…” 

Merci infiniment à Manuel d’avoir répond à nos questions. Vous pouvez découvrir plus en détail Planet Coworking sur leur site.