Micro-entreprise ou portage salarial : comment choisir ?

Micro-entreprise ou portage salarial : comment choisir ?

Si vous êtes porteur d’un bon projet ou d’une activité à fort potentiel, plusieurs solutions d’entreprise sont très souvent à votre disposition.

Toutefois, deux options très faciles à mettre en place sont à la disposition des porteurs de projets : la création d’une micro-entreprise (auto-entrepreneur) ou le recours au portage salarial.

Quand on a deux options dans la plupart des cas, on ne sait pas toujours quel choix faire. Eh bien, cet article vous permettra de vous faire une idée réelle de chacune de ces options et vous pourrez au final faire le choix qui parait le plus adéquat.

Comprendre le portage salarial ou la micro-entreprise

Le premier exercice auquel il faudrait se livrer c’est de savoir à quoi renvoie chacune de ces deux options. Une définition est donc nécessaire, ainsi que quelques informations de base pour comprendre de quoi il s’agit en réalité.

Qu’est-ce qu’une micro-entreprise ?

C’est l’une des options les plus sollicitées lorsque l’on veut démarrer une nouvelle activité. Il s’agit en fait d’un régime fiscal simple, qui permet aux entrepreneurs de commencer, se lancer, démarrer un projet de création d’entreprises très facilement. Pour bénéficier de cette disposition, il est important que l’entreprise soit individuelle. 

Mais comment fonctionne une micro-entreprise de ce type ? Tout d’abord, pour en profiter, il ne faudrait pas dépasser le top en termes de chiffre d’affaires annuel. Un avantage intéressant est la simplification de la comptabilité, car il n’est pas exigé de procéder aux comptes annuels, il suffit d’avoir un registre des recettes et des achats. En plus, la fermeture d’une micro-entreprise se fait simplement, et ne coute pas du tout cher. 

Qu’est-ce que le portage salarial ?

Il n’est pas question ici d’une réelle création d’entreprise, mais plutôt d’une sorte de relation qui implique trois parties : un salarié qui est très souvent un professionnel qui travaille indépendamment, mais qui est embauché par une société de portage salariale. De l’autre côté, on a une entreprise cliente, qui négocie avec le professionnel réalise son travail, mais la prestation est facturée par la société de portage salarial. 

En bref et pour être plus claire, il s’agit d’une sorte de système à cheval entre la création d’entreprises et le salariat. Une relation directe, un contrat est signé entre le professionnel et la société de portage salarial. Et la société de portage signe un contrat de prestation avec le client. Le salarié est comme à son propre compte, mais perçoit tout de même un salaire. 

two women sitting in front of white table

Comment choisir entre micro-entreprise et portage salarial ?

Tout d’abord, il est bien de dire qu’il s’agit de deux choix qui sont très différents pas seulement dans leurs définitions, mais aussi dans leurs fonctionnements. Si vous choisissez le portage salarial, vous ne serez limité qu’aux prestations de services, pourtant le champ d’application de la micro-entreprise est plus vaste.

Au niveau de la sécurité sociale également, le portage salarial vous permet d’être couvert par l’assurance chômage, et vous n’avez pas d’entreprise à gérer au quotidien.

Quel que soit votre choix, vous avez la possibilité, de bénéficier de certains avantages, et de faire évoluer très rapidement votre projet. 

Comment choisir la dénomination sociale de son entreprise ?

Comment choisir la dénomination sociale de son entreprise ?

Vous avez créé votre entreprise et l’avez doté d’un statut juridique, alors elle doit avoir une dénomination sociale. Le choix de la dénomination sociale de votre entreprise est un acte libre et doit être mentionné dans les statuts de l’entreprise. Néanmoins, ce choix ne doit pas se faire au hasard. Quelle dénomination sociale choisir pour votre entreprise? Comment choisir la dénomination sociale de votre entreprise ? Voyons donc ce qu’est une dénomination sociale et comment choisir aisément la dénomination sociale de votre entreprise sans nuire aux autres.

Comment choisir une dénomination sociale pour son entreprise ?

La dénomination sociale est l’appellation qui permet d’identifier et de référencer une société. Celle-ci permet d’identifier l’entreprise en tant que personne morale. Le choix de cette dénomination est libre et peut être constitué soit d’un nom, d’un pseudonyme, un sigle, des signes, etc. Laissez libre cours à votre imagination, mais faites attention de ne pas utiliser des appellations déjà utilisées ou protégées, d’utiliser le patronyme d’un tiers, etc. à moins d’avoir une autorisation ; auquel cas vous aurez certainement à verser une rémunération.

Ainsi, une dénomination sociale parfaite est un nom qui reflète votre société et votre activité tout en vous distinguant des sociétés exerçant une activité similaire. Peu importe le choix de la dénomination sociale de votre entreprise, être suivie ou précédée des termes qui indiquent sa forme sociale : « SARL », « SAS », « SCA », « SNC », « SA », etc. 

Choisissez une dénomination sociale disponible !

Dans le choix de la dénomination sociale de votre entreprise, vous devez vous assurer de sa disponibilité. Afin d’éviter tout risque de poursuite pour concurrence déloyale vous devez, avant de définitivement arrêter la dénomination sociale de votre entreprise effectuer une recherche d’antériorité et de disponibilité de la dénomination sociale, afin de voir si des signes identiques, quasi identiques ou similaires ont été déposés et enregistrés avant le choix de votre dénomination sociale. Cette recherche peut se faire sur le site de l’INPI, de l’AFNIC ou sur la base de l’Infogreffe.

Après le choix… enregistrez et protégez votre dénomination sociale !

Après avoir choisi votre dénomination sociale, vous devez l’enregistrer afin d’en avoir la priorité d’usage. En effet, vous devenez propriétaire d’une dénomination sociale lorsque vous procédez à l’immatriculation de votre entreprise au registre du commerce et des sociétés.

Ainsi, dans la constitution de vos dossiers en vue de l’enregistrement, votre dénomination sociale est portée dans les statuts de l’entreprise, dans le formulaire M0 et dans l’avis de constitution publié au journal des annonces légales. Une fois cela fait, vous devenez propriétaire de cette dénomination sociale, que vous pouvez protéger.

Pour protéger votre dénomination sociale et la mettre ainsi à l’abri d’une autre utilisation par une tierce personne, vous devez effectuer un dépôt de marque auprès de l’INPI. La protection de votre dénomination sociale a ainsi une durée de 10 ans renouvelables.

Choisir la dénomination sociale de votre entreprise est une étape importante pour le succès futur de votre entreprise, et vous devez le faire avec soin en vous assurant de son caractère inventif et innovant. Toutefois, il est possible de faire des modifications ultérieures de votre dénomination sociale, mais réfléchissez avant de vous lancer.

Faut-il quitter son emploi pour créer son entreprise ?

Faut-il quitter son emploi pour créer son entreprise ?

Démissionner de son travail n’ouvre pas toujours les portes du chômage. Quelles qu’en soient les raisons, avant de quitter votre emploi pour créer votre entreprise, vous devez bien réfléchir. À quel moment le faire ? Comment s’y prendre ? Nous vous proposons ici de voir comment s’y prendre si l’on souhaite quitter son emploi pour créer sa propre entreprise.

Pourquoi démissionner pour créer son entreprise ?

Si votre contrat, que ce soit un CDD ou un CDI ne vous intéresse plus. Si vous voulez plus d’autonomie financière, vous pouvez penser à créer votre propre entreprise. Ainsi vous pouvez vous lancer soit dans une entreprise similaire que celle de votre employeur ou changer de domaine d’exercice, mais il est souvent nécessaire de quitter son emploi.

En effet, en conservant son emploi, vous risquez de ne pas avoir assez de temps pour préparer le lancement de son entreprise, puisqu’on doit remplir les obligations et horaires de travaux de votre employeur. De plus, vous n’êtes pas libres de vos mouvements puisque vous êtes sous contrat donc avec des règles à respecter.

Comment quitter son emploi pour créer son entreprise ?

La méthode de rupture du contrat de travail avec votre employeur a une grande importance au niveau financier. En effet, si vous perdez votre emploi suite à un licenciement pour motif personnel ou économique, suite à un plan de départ volontaire ou à une rupture conventionnelle du contrat, alors, vous pourrez bénéficier des dispositifs d’aides au retour à l’emploi, tels que l’ARCE ou l’ARE. Cependant, si vous avez démissionné, vous ne pourrez pas bénéficier de ces aides. 

Si toutefois vous bénéficiez encore de vos aides, choisissez avec soin votre statut juridique et votre régime d’imposition des bénéfices, pour de meilleurs revenus.

Néanmoins, avant de quitter définitivement son emploi, vous pouvez passer d’abord par des mesures transitoires telles que le congé pour création d’entreprises ou alors le passage à temps partiel pour création d’entreprises. Ces dispositifs vous laissent le temps de bien préparer la mise sur pied de votre entreprise avant de démissionner.

Quitter son entreprise pour créer son entreprise : quelques règles à suivre !

Bien que vous ayez quitté votre travail pour lancer votre propre entreprise, vous avez tout de même quelques obligations comme le respect de la clause d’exclusivité, la clause de non-concurrence et l’obligation de loyauté en cas de rupture de votre contrat de travail.

En effet, la clause d’exclusivité interdit au salarié de travailler pour un autre employeur. Ayant effet uniquement pendant l’exécution du contrat de travail, elle n’est plus appliquée si vous quittez votre travail en rompant le contrat de travail.

L’obligation de loyauté vous concerne si vous décidez de créer une entreprise en travaillant, car vous aurez l’obligation de faire normalement votre travail sans poser d’acte de concurrence ou contraire à l’intérêt de l’entreprise.

La clause de non-concurrence entre en vigueur à la rupture de votre contrat de travail et vous empêche de vous lancer dans une activité concurrente à celle de votre employeur dans le même espace géographique, sur une période donnée. 

Avant de quitter son emploi pour créer son entreprise, il faut donc prendre en considération toutes les recommandations afin de ne pas tomber sous le coup de la loi.

4 étapes indispensables pour lancer son entreprise

4 étapes indispensables pour lancer son entreprise

Vous voulez vous lancer dans un nouveau projet ? Tout vient à point à qui sait attendre. Il suffit parfois de bien s’informer et de prendre son temps pour réussir ce que l’on s’apprête à entreprendre. Il est donc important de ne pas brûler les étapes si l’on souhaite créer son entreprise. 

Pour commencer, il serait préférable d’analyser les bénéfices que le projet pourrait offrir et si les enjeux financiers en valent la peine. Il faudrait ensuite s’enquérir des possibilités d’aides que l’on pourrait acquérir. Après en avoir fini avec le problème de financement, on passera à la recherche de l’emplacement et le local idéal. Enfin, il faudrait l’avis d’un professionnel pour faire le point concernant le projet. 

Faire une étude de projet

Comme on l’a dit précédemment, il est primordial de confirmer la rentabilité d’un projet avant de s’y lancer. Pour cela, vous devrez être en mesure de faire une estimation quant aux coûts totaux des dépenses que vous aurez, mais aussi le chiffre d’affaire que vous prévoyez d’avoir. En calculant ces chiffres là, vous devriez être capable d’estimer l’argent qu’il vous restera en tant que bénéfice brut, et si ce dernier sera suffisant. 

Vous serez obligé de vous informer avant de lancer votre propre entreprise, sur les rémunérations que vous pourriez toucher en tenant compte de vos hypothèses d’activité. 

Si en étudiant vos ressources, vous en manquer et que le projet est riche de promesses, il serait judicieux de chercher un moyen pour compléter vos propres moyens de base, en ayant recours à des emprunts par exemple.

Faire une étude financière

On encourage souvent les personnes ambitieuses ; c’est pour cela que si l’on veut créer sa propre entreprise mais qu’un manque de moyens est handicapant, il existe toujours des dispositifs d’aide. 

Pôle emploi est à l’image même de ces aides : Vous pouvez décider de vous lancer dans la création de votre propre entreprise et continuer quand même à recevoir vos allocations chômage, ou bien une partie (ARCE).

Il est aussi possible de demander des prêts particuliers pour les créateurs d’entreprise, surtout si l’idée est innovatrice et particulière.

BPI France et France active encourage les personnes animées d’ambition et permettent des garanties sur les prêts bancaires. 

N’oublions pas l’ACRE (anciennement appelé ACCRE) qui concernent tous les créateurs et repreneurs d’entreprises.

Bien-sûr, le fondement du projet est son financement. Il faudrait s’organiser quant à l’étude de cet aspect financier : c’est grâce à ces organisations, dans un tableau financier, que vous pourrez vous positionner quant à votre projet. Pour déterminer le financement d’un projet, il faudrait répertorier vos propres ressources financières pour créer votre entreprise et décider si un recours à des aides financières est nécessaire. 

Si vos ressources personnelles vous permettent de payer l’ensemble de vos investissements et à faire marcher l’entreprise en encaissant les bénéfices, alors cette partie de votre travail est bouclée. 

Mais si vos ressources personnelles sont insuffisantes et que vous vous voyez contraint d’avoir besoin d’aide extérieur, alors il faudra élaborer un plan pour trouver ce financement extérieur. Cette étape-là du plan est incontournable. Il sera nécessaire de faire ses propres recherches pour trouver un moyen de prêt adéquat (BPI France ou France active par exemple).

Définir l’emplacement idéal

Trouver son lieu de travail peut paraitre chose facile, mais attention, c’est un moment très important avant de lancer une entreprise. La recherche du local doit se faire minutieusement, en alliant un choix stratégique mais aussi agréable. 

Il faut établir au préalable avant d’entamer la visite, une liste des attributs requis : l’emplacement, la surface, le prix… Si au moment des recherches, rien ne se présente avec les caractéristiques adéquate, rien ne sert de se jeter sur la première occasion. Il vaut mieux attendre pour satisfaire sa vision primaire de ce qu’aurait été son entreprise, parce que si on se précipite, un bail commercial ne pourra être résilié d’une manière anticipée qu’à partir de 3 ans. 

Cette étape ne concerne pas les professionnels qui souhaite se lancer indépendamment dans une nouvelle activité et qui travaillent chez leurs clients : on parle alors de domiciliation de l’entreprise.

Avoir l’avis d’un professionnel

Un dernier point à aborder avant de lancer sa propre entreprise serait de se concerter avec un professionnel concernant le projet. Avoir l’avis d’un professionnel avant de commencer votre projet est tout d’abord rassurant : il saura détecter les failles qui pourraient saboter vos ambitions. Il vous rappellera vos oublis, et vous offrira ses conseils juridiques quant à la gestion de votre entreprise. Cette étape est importante est nécessaire au fonctionnement futur de votre entreprise.

Hausse des créations d’entreprises en juin 2019

Hausse des créations d’entreprises en juin 2019

Dans une étude de l’INSEE parue le 12 juillet dernier, on apprend la hausse des créations d’entreprises pour le mois de juin 2019.

En juin 2019, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus est en hausse de +3,0 %. Sachant que cette hausse était de +0,1% au mois de mai 2019.

* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.
Source : Insee, REE (issu de SIRENE).

Parmi ces entreprises, l’INSEE rapporte que près de la moitié des créations sont des demandes d’immatriculations de micro-entrepreneurs. Les immatriculations pour cette catégorie augmentent de +2,5%.

Le nombre cumulé d’entreprises créés ces douze derniers mois augmente fortement car il est de +15,9 %. Tous les types de création d’entreprises sont en hausse : micro-entrepreneurs +26,6%, entreprises individuelles classiques +10,0% et, les sociétés +6,0 %.

Les Echos notent que le secteur du soutien aux entreprises participe à l’essor des créations d’entreprises. En effet, sur les 3 derniers mois, il y a plus de 7 000 entreprises créés dans ce secteur.

Les Echos ajoutent que cette tendance devrait se poursuivre notamment grâce à la loi Pacte. En effet, celle-ci vise tout particulièrement à faciliter la création d’entreprise.

À lire aussi : la comptabilité des micro-entreprises

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